Du 6 février au 26 avril 2026, la Fondation Clément en Martinique a le plaisir de présenter au public une nouvelle grande exposition intitulée “Peindre à la Martinique: une histoire de l’art décentrée 1765-1943” et réalisée avec le prêt et le concours exceptionnels du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris.
Christelle Lozère qui est la commissaire de cette magnifique exposition, la présente avec ces mots: “Peindre à la Martinique aborde la question des pratiques artistiques en Martinique entre 1765 et 1943. Plus de 150 œuvres retracent les grandes temporalités de l’histoire de l’art de la Martinique : de la construction des imaginaires coloniaux dominants jusqu’à la rébellion esthétique portée par la négritude et le surréalisme, avec la création de l’école des arts appliqués. L’exposition rend compte des fractures, des silences, des préjugés, mais aussi des résistances et des combats depuis la Martinique et Paris, pour l’accès à la formation artistique dans les écoles publiques et pour le développement, dès l’entre-deux guerres, d’un art martiniquais représentant les gens, les scènes et les paysages du péyi”.

Pendant plus de deux mois, différentes activités ont été proposées comme des ateliers créatifs réservés aux enfants accompagnés de leurs parents ainsi que des visites thématiques consacrées au portrait, à la représentation de la femme, au paysage et animées par Philippa Sissis (historienne de l’art).
Afin de clôturer la manifestation, une conférence gratuite est organisée le dimanche 26 avril à 10h00 à l’ancienne distillerie de l’habitation Clément. Elle s’intitule : “André Masson, Wilfredo Lam, Antonin Pelc, Carl Heidenreich, artistes réfugiés à la Martinique en 1941”. En effet, “entre la défaite de mai-juin 1940 et la fin de l’année 1941, quelque 5000 hommes, femmes et enfants réfugiés gagnèrent la Martinique depuis Marseille à bord de cargos, échappant ainsi à l’Europe embrasée. Certains étaient juifs, d’autres républicains espagnols ou antinazis d’Europe centrale. Parmi eux, de nombreux écrivains, intellectuels et artistes (…)”. Cette conférence sera animée par Éric Jennings, professeur d’histoire contemporaine, spécialiste reconnu de l’histoire coloniale française et directeur du département d’histoire de l’Université de Toronto (Canada).

