Léa Bourgeois : une dessinatrice hors pair en Guadeloupe

Âgée de 18 ans et originaire de la ville des Abymes, Léa Bourgeois était la plus jeune artiste de cette 9e édition de la “Pool Art Fair Guadeloupe”. Du 22 au 24 juin dernier, cette talentueuse dessinatrice qui occupait le stand C11 a présenté au public huit portraits hyperréalistes.

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Quand on voit les portraits dessinés au crayon par Léa Bourgeois, on voit des photos. Il faut donc avoir deux bons yeux pour se rendre compte qu’il s’agit de dessins faits au crayon. En fait, la jeune artiste est une adepte de l’hyperréalisme, ce mouvement artistique né aux États-Unis dans les années 1960. “J’ai toujours dessiné tout ce que je voyais, des personnages par exemple. Je me ballade sur les réseaux sociaux, je repère une photo, je reste une dizaine de minutes à la regarder avant de la dessiner. Au début, je faisais des dessins juste pour m’amuser, il n’y avait pas de techniques. Entre 2014 et 2016, j’ai fait d’énormes progrès, je ne sais pas comment c’est arrivé”, dit Léa Bourgeois, d’une voix timide. La jeune fille qui a maintenant pris conscience qu’elle possède un véritable don pour le dessin n’apprécie pas seulement des portraits hyperréalistes, elle aime également les natures mortes, les mandalas et l’abstrait.

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Objectif : intégrer une école d’art

En 2017, après avoir obtenu son baccalauréat en sciences et technologies du management et de la gestion, (STMG), la jeune dessinatrice s’est inscrite en classe préparatoire au Centre des Métiers d’Art de Pointe-à-Pitre afin d’intégrer une école d’art. Ainsi, d’août 2017 à mars 2018, elle a suivi des cours intensifs dans diverses disciplines artistiques. “Nous dessinions des objets, des fruits… Je n’aimais pas trop les cours de dessin mais j’ai appris les proportions du visage. J’ai aussi appris la peinture, une discipline pour laquelle je ne suis pas très douée”, déclare-t-elle. Ses trois demandes pour intégrer un établissement supérieur enseignant l’art (dont la célèbre École Boulle) en France hexagonale ont reçu une réponse négative alors à la rentrée scolaire prochaine, Léa Bourgeois espère être acceptée à l’Institut Régional des Arts Visuels de Martinique (IRAVM) puis elle souhaiterait poursuivre ses études artistiques au Canada. “J’aime les détails. J’aimerais apprendre la bijouteriejoaillerie pour tailler, dessiner des pierres précieuses, créer quelque chose de palpable”, affirme la talentueuse dessinatrice.

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La lauréate du Concours Alain Affelou

Léa tient de ses parents qui sont aussi des manuels et des créateurs: sa mère étant couturière et son père, ébéniste. “Tous les trois, on se comprend”, dit-elle. Sa famille est très fière d’elle. Si au début la mère de Léa était un peu inquiète qu’elle veuille faire de cette passion du dessin sa future profession, aujourd’hui elle est rassurée. “L’inquiétude de ma mère était normale. Mon père m’a toujours encouragée, il m’a toujours dit que je ferai de grandes choses. Mes frères et soeurs qui sont plutôt des intellectuels me soutiennent, ils m’aident d’ailleurs à trouver une école d’art”, dit-elle.

Âgée de 18 ans et originaire de la ville des Abymes, Léa Bourgeois était la plus jeune artiste qui exposait ses oeuvres à l’occasion de cette 9e édition de la “Pool Art Fair Guadeloupe” qui s’est tenue du 22 au 24 juin. Afin de financer son stand, elle a participé au Concours Alain Afflelou” comme l’a fait une trentaine d’artistes de Guadeloupe. Avec 6 000 “j‘aime, son oeuvre intitulée “Deux pompons” lui a permis de remporter brillamment la bourse attribuée par l’opticien. Elle n’oubliera pas de sitôt cette expérience qui lui a donné la possibilité de rencontrer un public nombreux. “C’est très impressionnant et bénéfique. Les artistes aussi m’encouragent et me conseillent. Je suis très contente de ma participation”, affirme Léa.